Andrei Bylis et les secrets du vaudou



Andrei Bylis était l’assistant d’un grand homme. Il n’aimait pas travailler avec lui, à cause de sa mauvaise habitude de se racler la gorge entre deux phrases. Pourtant, lorsqu’il apprit sa mort quelques années plus tard, il fut attristé. Il faut croire que rester enfermé dans une bibliothèque avec quelqu’un crée des liens. Mais ce qui l’étonna vraiment, c’est le lieu du décès : cet homme qui n’avait jamais voulu quitter la Roumanie, ni même son lieu de travail s’était soudain décidé à partir en Afrique.

Quelques mois après la tragique nouvelle, Andrei retourna dans la bibliothèque. Rien n’avait changé. Il se dirigea vers le local secret ou son maître séjournait. Il ôta le masque africain de la poignée, ouvrit la porte, et se prit un nuage de poussière au visage. Il éternua un moment, se frotta les yeux un moment, puis commença la visite d’un lieu qui lui était jusqu’ici interdit.

Des grimoires, des cahiers de note, et soudain : une tâche de sang sur le mur. Il s’approcha de plus près et compris et que ce sang était frais. Pourtant personne à part lui ne connaissait la cachette piégée où son maître posait la clé. Non, ce sang devait lui être adressé.

Il frotta entre ses doigts un peu de ce sang, comme pour s’assurer que ce soit réel. Il y avait tellement de choses autour de lui, comment avait il pu voir cette simple tâche. Il posa sa main sur la tâche et sentit une aspérité dans le mur. Il finit alors par la faire tourner sur elle-même et une pierre bougea. Un bruit dans le mur, comme un mécanisme, puis plus rien. Quelques secondes après, le plafond s’ouvrit. Des corps étaient pendus au dessus de lui, couverts de signes étranges, semblables à des scarifications. Il essaya de deviner leur identité, mais leurs têtes avaient été réduites.

Au pied de l’un des cadavres, un morceau de papier tenait entre deux orteils. Il le prit et à sa lecture il comprit ce qui se passait : son maître pratiquait la sorcellerie en secret. Il avait laissé ce message pour l’avertir, en prévision de sa mort. Il était parti en Afrique invoquer un démon, mais avait dû échouer.

Andrei se sentit mal. Il commença à vomir, puis se tordit de douleur. Il entendait les cadavres s’animer en plusieurs craquements d’os, puis se mettre à chanter avec des cris aigus. La voix de son maître prit finalement le dessus sur les chants.

« je suis un grand sorcier, je mérite d’avoir ce corps plus que toi de vivre. Merci d’être venu ici et de m’avoir ouvert la porte vers le Monde Réel… Ton travail ici s’achève. Merci. »

Un commentaire pour “Andrei Bylis et les secrets du vaudou”

  1. Damnation, weblog consacre a mon jeu de rôle » Archive du blog » le culte Vaudou dit :

    […] le culte vaudou du monde réel utilise des poupées pour lancer des sorts sur ses proies. […]

Laisser un commentaire