Journal de Nikolaï D. Meylwein, Inquisiteur de la Sainte Eglise



Que le nom de ce contact impie brûle dans l’enfer de la désolation ! Mon passage en arctique ne fut assouvi que part d’anodiques dissections sur des nômes locales et la présence d’un vieux possédé immolé avec un infect aérosol ! Mon retour dans mon couvant ne fut guère plus réjouissant, la prostitution de mes pécheresses ne m’ayant apporté qu’un pécule aussi infime que la bonté d’un saigneur … que le saint fouet purifie leur chair inutile ! Après les réceptions d’une nouvelle missive, j’embarquai pour la païenne Russie, en compagnie d’un militaire patibulaire dégageant une odeur d’urine moisie depuis des siècles. Afflués de ridicules accoutrements de visiteur ignare, nous débarquâmes au sein de la mère Moscou. La décadence de mon serviteur, nous emmena faire pénitence dans l’antre d’un perfide complexe kleptomane. Me délectant de cette atmosphère perverse qui régnait en ces lieux, j’en profitai pour oublier la puanteur de la chair de mes nômes et goûter au fluide sacré de païennes.

Après m’être délesté de mes semences fertiles dans la fente de ces pucelles usagées, mon enquête me permit de découvrir la présence d’acolytes vampires et de leurs suceurs de maître. Ma naturelle éloquence me permit d’ouvrir les portes de leur repaire … mais la jeunesse de leur culte et leur manque de communication ne me permit d’envisager une future collaboration. Maudissant ces hérétiques démoniaques, je découvris un spectacle encore plus ridicule que les caricatures de la sainte vierge, s’enfournant dans les entrailles, divers objets phalliques. Mon acolyte atteint d’une soudaine excroissance pilleuse, s’évertuait à griffer le vide par l’entrebâillement d’une porte, avant de la défoncer et de finir sa course dans une chambre glauque. Les soupirs de dépit des démons accourus pour assister à la représentation furent l’unique raison de leur présence. La fin de la mutation fut encore plus fort cocasse, mon serviteur de passage se retrouvant défiguré par une affreuse mâchoire de la taille d’une espèce préhistorique partouzeur de droite.

Finalement, nous primes enfin un peu de repos et, peu de temps après, nous partîmes en direction du lieu de notre mission. L’incapacité du militaire à conduire, m’offrit une blessure au poignet, et c’est fort courroucé par cet incapable que j’arrivais à destination. La récupération du colis fut aisé, cependant mon inutile compagnon ne pu s’empêcher de l’offrir, certes en l’échange du respect de son intégrité physique, aux vampires Moscovites. En retour de cette transaction, nous eûmes un deuxième colis, identique au premier. Cependant, fort aigris par le dénouement de l’acte, nous partîmes à la poursuite des démons et nous arrivâmes, suite à la découverte d’un portail démonique, dans le monde de la rédemption. Nous déambulâmes dans d’interminables couloirs, avant de finir par rencontrer un vampire, qui en échange de l’expiation du seigneur des vampires Moscovites, nous renvoya dans le monde des humains…

Notre retour au sein du complexe, accompagné de militaires incompétents, fut un peu tardif. Notre commanditaire vampirique ayant déjà pris la peine d’occire, en personne, les hérétiques de son monde. Mon associé de fortune remit finalement, afin de tirer un quelconque profit de notre aventure, le deuxième colis aux militaires ; et c’est en gardant précieusement les deux lettres du notre allier démoniaque, que je retourne dans mon couvant abuser de mes orphelines pécheresses !

Que les hérétiques et les ignorants brûlent dans mes flammes vengeresses, pour la gloire de la Sainte Inquisition ! Amen !

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