Archive pour la catégorie 'bible infernale'

Couverture du livre

Mercredi 3 septembre 2008

Je sais pas ce que vous en pensez mais elle correspond vraiment à l’effet que je voulais, simple et décorée ;) . Il y aura autant de couverture que de bouquins (sept recueils sont actuellement en prévisions pour les vampires, les saigneurs, les diablotins, les pesteux, les faucheurs, les arkanes et les cultes et religions du monde réel).

La voilĂ  enfin : la couverture du recueil de Damnation.

La tragique rencontre de Harry

Mardi 28 août 2007

A peine eu-t-il franchi le portail que Harry se retrouva dans un dĂ©sert de sable noir. A sa gauche une colonne de fumĂ©e, Ă  sa droite d’Ă©trange mouvement de sable. Il escalada les rochers derrière lui et plissa les yeux pour discerner quelque chose. Au bout de quelques minutes,il vit enfin un  petit ĂŞtre Ă  cornes poursuivi par une immense gueule dentĂ©e. Il sortit sa canne Ă  pĂŞche de son sac, et lorsque la proie passa Ă  proximitĂ©, Harry le saisit au vol. Le ver continua sa route tout droit, sans se soucier de la disparition de sa proie.
“- Merci Ă©tranger !
- De rien, j’adore me servir de ma fidèle canne Ă  pĂŞche.

- Non, non, je tiens Ă  te remercier comme il se doit. Tu vas m’accompagner au château lĂ -bas et mon chef te donnera un cadeau Ă  coup sĂ»r !”

Les deux compagnons arrivèrent devant les portes du château. Harry remarqua que le rocher duquel il surpomblait les dunes ressemblait curieusement Ă  d’immense pattes d’Ă©lĂ©phant.

“C’est moi! Ouvre moi! J’ai pas ramenĂ© le ver, mais un Ă©trange humain. Le papier stipule qu’un humain, c’est plus rare qu’un ver, donc que j’ai menĂ© Ă  bien la mission!”

La porte s’ouvrit avec un grincement insuportable. Un petit diablotin barbu sortit, et tourna autour de Harry. Ce dernier n’osa plus bouger. Ca devait ĂŞtre le chef des diablotins. Il finit par lui uriner sur la jambe et rit jusqu’Ă  en pleurer.

“- Heuuu je crois que vous m’avez urinĂ© dessus !
- Oui, je sais, je ne suis pas encore incontinent. Bon c’est pas tout ça mais on va passer Ă  table maintenant.
- Ah bon, qu’est ce que vous mangez ici?
- du ver des sables gĂ©nĂ©ralement, sauf quand on trouve un humain isolĂ©, lĂ , c’est jour de fĂŞte!
- Ah! Je me languis de voir le banquet alors…”

Une fois installĂ© dans les cuisines, Harry constata qu’il n’y avait que des lĂ©gumes et des fioles d’urines. Il comprit la situation dans laquelle il s’Ă©tait fourrĂ© quand le diablotin avec une toque lui demanda de se saler la tĂŞte avant d’entrer dans la marmite.

“- Dites moi : j’ai du cholĂ©stĂ©rol et un dĂ©but de diabète. En plus j’ai plusieurs implants. Vous ne voudriez pas me manger n’est ce pas?
- Bah si… On va aussi faire du pâtĂ© en entrĂ©e.
- Ah… Et si je vous donne ma canne Ă  pĂŞche, me laisseriez vous en vie?”

L’interlocuteur d’Harry se tourna pour rĂ©flĂ©chir. Harry en profita pour le saisir et jeta le diablotin dans la marmite. Il posa le couvercle dessus et courrut par la fenĂŞtre. Un autre diablotin entra dans la cuisine Ă  cet instant. Il entendit les cris qui provenaient de la marmite, l’inspecta, prit un lĂ©gumes et se tourna enfin vers Harry, l’air Ă©nervĂ©.

” - Si tu m’aides, je te donne ma canne Ă  pĂŞche !
- Hmmm… ok !”

Le diablotin ouvrit la marmite, scia les cornes du cuisinier qui avait pris une belle teinte rouge, et les tendit vers Harry. Il attrapa la canne à pêche, et sortit de la pièce.

Harry fixa les cornes sur son crâne dĂ©garni avec de la colle qu’il avait pris avec lui, puis il sauta par la fenĂŞtre vers un escalier du mur d’enceinte.

Harry, l’explorateur du dimanche

Samedi 9 juin 2007

Cela faisait dix ans qu’il réaménageait cette bicoque avec sa femme et sa fille. Une maison délabrée, comme il en avait rêvé ; une merveille d’avant la guerre, en pleine forêt. On lui avait parlé de fantôme, ce qui avait attiré l’attention de sa fille Myrtil. Sa femme s’en fichait pas mal, tout ce qui l’intéressait c’était d’avoir enfin une maison, ou plutôt un château, comme elle l’avait espérait toute son enfance.

Harry avait été expert dans la conception d’habillage pour membre cybernétique. Autant dire que la fortune ne lui manquait pas. Ce qui lui avait permis de s’offrir le luxe que ces voisins lui enviaient. Avec ce retour à la nature et aux travaux manuels simples, il s’était offert une retraite telle qu’il l’espérait.

Un jour de pluie, sa fille, qui s’occupait de l’emménagement de la cave pour les futurs convives, poussa un cri. Immédiatement, ses parents et son petit ami du moment accoururent sur les lieux. Elle venait d’apercevoir une silhouette passer à travers le mur. Harry prit un bâton pointu et le tendit en avant. Immédiatement, une main énorme sortit du mur, saisit le bout de bois. Une autre rejoint la première et attrapa le bras de Harry.

«

-          Je suis Brazba, gardien du Portail et du Temps. Vous m’avez piqué avec cette hallebarde.

-          Heuuu… Enchanté, je suis Harry. Et voici ma fille Myrtil, son petit ami, et ma femme. Vous habitez ici ?

-          Non, je suis la représentation matérielle de la volonté de ce portail démonique.  Vous m’avez réveillé. Vous n’êtes que des humains, donc je ne vous demanderez rien en échange de votre premier voyage.

-          Heuuuu, c’est cool. Mais un voyage pour quelle destination ?

-          A vous de choisir.

-          Bah, j’en sais rien moi. Un endroit pas trop cher, vous avez ?

-          Direction le désert noir donc….

»

Et Harry passa au travers du mur.

Andrei Bylis et les secrets du vaudou

Lundi 4 juin 2007

Andrei Bylis était l’assistant d’un grand homme. Il n’aimait pas travailler avec lui, à cause de sa mauvaise habitude de se racler la gorge entre deux phrases. Pourtant, lorsqu’il apprit sa mort quelques années plus tard, il fut attristé. Il faut croire que rester enfermé dans une bibliothèque avec quelqu’un crée des liens. Mais ce qui l’étonna vraiment, c’est le lieu du décès : cet homme qui n’avait jamais voulu quitter la Roumanie, ni même son lieu de travail s’était soudain décidé à partir en Afrique.

Quelques mois après la tragique nouvelle, Andrei retourna dans la bibliothèque. Rien n’avait changé. Il se dirigea vers le local secret ou son maître séjournait. Il ôta le masque africain de la poignée, ouvrit la porte, et se prit un nuage de poussière au visage. Il éternua un moment, se frotta les yeux un moment, puis commença la visite d’un lieu qui lui était jusqu’ici interdit.

Des grimoires, des cahiers de note, et soudain : une tâche de sang sur le mur. Il s’approcha de plus près et compris et que ce sang était frais. Pourtant personne à part lui ne connaissait la cachette piégée où son maître posait la clé. Non, ce sang devait lui être adressé.

Il frotta entre ses doigts un peu de ce sang, comme pour s’assurer que ce soit réel. Il y avait tellement de choses autour de lui, comment avait il pu voir cette simple tâche. Il posa sa main sur la tâche et sentit une aspérité dans le mur. Il finit alors par la faire tourner sur elle-même et une pierre bougea. Un bruit dans le mur, comme un mécanisme, puis plus rien. Quelques secondes après, le plafond s’ouvrit. Des corps étaient pendus au dessus de lui, couverts de signes étranges, semblables à des scarifications. Il essaya de deviner leur identité, mais leurs têtes avaient été réduites.

Au pied de l’un des cadavres, un morceau de papier tenait entre deux orteils. Il le prit et à sa lecture il comprit ce qui se passait : son maître pratiquait la sorcellerie en secret. Il avait laissé ce message pour l’avertir, en prévision de sa mort. Il était parti en Afrique invoquer un démon, mais avait dû échouer.

Andrei se sentit mal. Il commença à vomir, puis se tordit de douleur. Il entendait les cadavres s’animer en plusieurs craquements d’os, puis se mettre à chanter avec des cris aigus. La voix de son maître prit finalement le dessus sur les chants.

« je suis un grand sorcier, je mérite d’avoir ce corps plus que toi de vivre. Merci d’être venu ici et de m’avoir ouvert la porte vers le Monde Réel… Ton travail ici s’achève. Merci. »

les secrets d’une religion

Vendredi 1 juin 2007

Mika attendait dans l’ombre de la porte. Jamais il n’avait vu une crĂ©ature aussi horrible. Des diablotins farceurs, des vampires assoiffĂ©s Ă  la simple vue de son sang, des sorciers malĂ©fiques et des vortex qui s’ouvraient vers les Royaumes Infernaux. Ca, oui, il connaissait. Il avait Ă©tudiĂ© les arcanes obscurs, affrontĂ© le dĂ©sir, affrontĂ© l’envie. Mais lĂ , il Ă©tait confrontĂ© Ă  une telle horreur que sa vision s’était brouillĂ©e un court instant.

Cela faisait un mois que l’apôtre Danael l’avait convoqué au sein de sa cathédrale. Il lui murmurait parfois qu’un jour viendrait où Mika devrait prendre sa place. Mais ce jour était venu trop vite. Jamais il n’aurait prévu un tel événement. Il était descendu avec huit autres disciples de Danael, escortant ce dernier dans les passages souterrains qui avaient forgé la réputation de la cathédrale. Au fur et mesure, les escaliers se faisaient plus suintants, des chuchotements semblaient voler dans l’espace confiné des tunnels, se mélangeant par là même à d’étranges gémissements. Danael avait commencé un psaume en face d’une porte en métal forgée. Celle-ci éclata. Un monstre en sortit, filant entre les prêtres, puis s’arrêta derrière eux. Mika prit la fuite vers la sortie, alors que ses frères hurlaient et que le démon rugissait.

Mika ouvrit la porte qui lui servait d’abri. Il entrevut une silhouette féminine. Celle-ci se déplaça comme par enchantement au dessus de lui.
«
- Je vois que tu t’es enfin calmĂ©…
- Qui… qui êtes vous ?
- Je suis de ceux que ta pathétique institution et tes prédécesseurs essaient de cacher aux yeux du monde. Je suis ce que tu combats et ce qui te permet de gagner chaque fois. Je suis Neark.
- Vous allez me tuer comme les autres n’est ce pas ?
- Non, tu n’as pas l’odeur infecte de pourriture que les autres portaient en eux. Je ferais de toi leur nouveau chef. Il te suffit pour cela de me combler.
- Cela serait un péché. (Mika se mit à prier pour résister aux tentations du démon)
- Préfères tu vivre avec le péché d’une relation enivrante ou mourir des plus horribles souffrances que je puisse t’infliger ?
»

Mika se releva, et laissa le démon l’embrasser. Par son étreinte, il eu des vision de guerres reculées, de combats entre démons. Un peu plus tard, il fut envahi par une sensation de toute puissance, alors que sa croix le brûlait. Le lendemain, le démon n’était plus là. Mais son désir de prendre le contrôle de l’Eglise l’avait envahi.

DorĂ©navant, il s’appelait père Neark. Il avait laissĂ© ses croyances et son nom mourir avec son ancienne vie.