A peine eu-t-il franchi le portail que Harry se retrouva dans un dĂ©sert de sable noir. A sa gauche une colonne de fumĂ©e, Ă sa droite d’Ă©trange mouvement de sable. Il escalada les rochers derrière lui et plissa les yeux pour discerner quelque chose. Au bout de quelques minutes,il vit enfin un petit ĂŞtre Ă cornes poursuivi par une immense gueule dentĂ©e. Il sortit sa canne Ă pĂŞche de son sac, et lorsque la proie passa Ă proximitĂ©, Harry le saisit au vol. Le ver continua sa route tout droit, sans se soucier de la disparition de sa proie.
“- Merci Ă©tranger !
- De rien, j’adore me servir de ma fidèle canne Ă pĂŞche.
- Non, non, je tiens Ă te remercier comme il se doit. Tu vas m’accompagner au château lĂ -bas et mon chef te donnera un cadeau Ă coup sĂ»r !”
Les deux compagnons arrivèrent devant les portes du château. Harry remarqua que le rocher duquel il surpomblait les dunes ressemblait curieusement Ă d’immense pattes d’Ă©lĂ©phant.
“C’est moi! Ouvre moi! J’ai pas ramenĂ© le ver, mais un Ă©trange humain. Le papier stipule qu’un humain, c’est plus rare qu’un ver, donc que j’ai menĂ© Ă bien la mission!”
La porte s’ouvrit avec un grincement insuportable. Un petit diablotin barbu sortit, et tourna autour de Harry. Ce dernier n’osa plus bouger. Ca devait ĂŞtre le chef des diablotins. Il finit par lui uriner sur la jambe et rit jusqu’Ă en pleurer.
“- Heuuu je crois que vous m’avez urinĂ© dessus !
- Oui, je sais, je ne suis pas encore incontinent. Bon c’est pas tout ça mais on va passer Ă table maintenant.
- Ah bon, qu’est ce que vous mangez ici?
- du ver des sables gĂ©nĂ©ralement, sauf quand on trouve un humain isolĂ©, lĂ , c’est jour de fĂŞte!
- Ah! Je me languis de voir le banquet alors…”
Une fois installĂ© dans les cuisines, Harry constata qu’il n’y avait que des lĂ©gumes et des fioles d’urines. Il comprit la situation dans laquelle il s’Ă©tait fourrĂ© quand le diablotin avec une toque lui demanda de se saler la tĂŞte avant d’entrer dans la marmite.
“- Dites moi : j’ai du cholĂ©stĂ©rol et un dĂ©but de diabète. En plus j’ai plusieurs implants. Vous ne voudriez pas me manger n’est ce pas?
- Bah si… On va aussi faire du pâtĂ© en entrĂ©e.
- Ah… Et si je vous donne ma canne Ă pĂŞche, me laisseriez vous en vie?”
L’interlocuteur d’Harry se tourna pour rĂ©flĂ©chir. Harry en profita pour le saisir et jeta le diablotin dans la marmite. Il posa le couvercle dessus et courrut par la fenĂŞtre. Un autre diablotin entra dans la cuisine Ă cet instant. Il entendit les cris qui provenaient de la marmite, l’inspecta, prit un lĂ©gumes et se tourna enfin vers Harry, l’air Ă©nervĂ©.
” - Si tu m’aides, je te donne ma canne Ă pĂŞche !
- Hmmm… ok !”
Le diablotin ouvrit la marmite, scia les cornes du cuisinier qui avait pris une belle teinte rouge, et les tendit vers Harry. Il attrapa la canne à pêche, et sortit de la pièce.
Harry fixa les cornes sur son crâne dĂ©garni avec de la colle qu’il avait pris avec lui, puis il sauta par la fenĂŞtre vers un escalier du mur d’enceinte.